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Thursday, January 29, 2015

« Fin de vie : sédition profonde à l’Assemblée »

Libération remarque que « c’est ce matin que la proposition sur la fin de vie de Véronique Massonneau va être débattue à l’Assemblée. Son texte bouscule tous les tabous, puisqu’il prévoit même un recours au suicide assisté. […] Véronique Massonneau veut provoquer pour pousser le débat ».
La députée verte de la Vienne indique ainsi : « J’ai maintenu notre proposition, car autrement il n’y aurait pas eu de débat. Je ne suis pas une militante de l’euthanasie, je suis simplement pour que les gens aient le choix. S’ils veulent, à la fin de leur vie, une sédation pour mourir endormis, ou bien une euthanasie active, ou avoir recours au suicide assisté, je trouve normal qu’ils puissent choisir en toute connaissance de cause. C’est le droit élémentaire du patient, non ? ».

Libération note que « dans l’univers solennel des spécialistes de la fin de vie et de l’éthique, Véronique Massonneau détonne par son naturel. Elle est simple et directe, nullement idéologue par principe ».
« A demi-mot, Véronique Massonneau raconte que ses parents ont pu bénéficier [de la loi belge sur l'euthanasie] ; sa mère avait demandé une sédation terminale et son père, au bout d’un cancer, une euthanasie active. […] D’où sa proposition de loi qui se veut ouverte. 
Elle vise à donner à chacun le choix des conditions de sa mort », poursuit le quotidien.
La députée remarque : « On me dit que cela ne sert à rien, que, de toute façon, elle sera renvoyée en commission, et qu’il faut se contenter de la proposition de loi du député socialiste Alain Claeys et du député UMP Jean Leonetti, qui sera débattue en avril. Je ne dis pas qu’elle n’apporte pas quelques améliorations, mais elle est timide, elle s’arrête en chemin. Les politiques sont toujours à la traîne, la société veut que l’on aille plus loin ».

Libération interroge : « Comment aller plus vite ? Et que répond-elle à ceux qui critiquent la loi belge qui n’aurait pas arrêté les euthanasies clandestines ? ». Véronique Massonneau répond que « c’est inexact. La plupart du temps, ces euthanasies dites clandestines renvoient à des dossiers mal remplis. Et puis, où sont les pratiques les plus clandestines ? N’est-ce pas en France où l’Institut national de la démographie a compatibilité plus de 3 000 euthanasies actives cachées en 2012 ? ».

Le journal observe toutefois que « le débat devrait vite être évacué. Le souhait du gouvernement est clair, réitéré la semaine dernière par le Premier ministre lors du débat général sur la fin de vie : il s’agit d’arriver à un point d’accord entre la gauche et la droite. Et aujourd’hui, l’UMP comme le PS se retrouvent dans le texte d’Alain Claeys et Jean Leonetti, qui autorise la sédation terminale et donne un caractère contraignant aux directives anticipées écrites par la personne ».

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