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Wednesday, May 29, 2013

Peur, anxiété et douleur


Peur, anxiété et douleur




jeudi 18 janvier 2007
Mise en ligne : janvier 2007
La peur de la douleur associée aux interventions médicales et à la maladie
Synthèse et traduction de l’article "Fear of pain associated with medical procedures and illnesses"
Marıa Teresa Munoz Sastre, Marie-Christine Albaret, Rosa Maria Raich Escursell, Etienne Mullet
European Journal of Pain 10 (2006) 57-66
En bref
Cette étude avait pour objectif de déterminer, sur un échantillon composé de personnes jeunes, d’âge moyen et âgées, les dimensions de la douleur associée aux interventions médicales et celles liées aux maladies et aux accidents. 573 adultes, de 26 à 94 ans, participaient à l’étude. On leur a présenté (a) L’adaptation française du Fear Pain Questionnaire (FPQ) à 10 items augmenté de 19 autres items, (b) l’adaptation française des 6 items « maladie » du FPQ original augmenté de 49 autres items et (c) le questionnaire Exposition à des situations douloureuses. Concernant la peur des interventions médicales, une structure à 4 facteurs a été trouvée : Examen et soins, Injections, Soins dentaires et Gestes invasifs. Les participants les plus âgés et les moins instruits avaient tendance à avoir plus peur des interventions invasives que les personnes plus jeunes et plus éduquées. Concernant la peur de la douleur associée aux maladies, une structure à 8 facteurs a été trouvée : Affections mineures, Crampes, Infections et abcès, Inflammation articulaire, Coliques, Fractures, Lésions organiques, Cancer et Maladie terminale. Les personnes plus âgées avaient tendance à avoir plus peur de la douleur associée aux affections mineures, aux inflammations articulaires, aux fractures, aux coliques et aux crampes que les personnes plus jeunes. Une première exposition à la douleur avait pour conséquence une baisse nette de la peur de la douleur liée à la plupart des interventions médicales, particulièrement les Gestes invasifs et les piqûres.

Introduction
Un FPQ destiné à détecter une peur excessive de la douleur chez les patients a été créé. Cet outil comporte 30 éléments. Il est composé de 3 sous-échelles : Douleur sévère (ex. brûlure de cigarette au visage), Douleur mineure (ex. se mordre la langue en mangeant) et Douleur médicale (ex. prise d’un échantillon sanguin via une aiguille hypodermique). Des analyses exploratoires et des analyses factorielles de confirmation menées sur des échantillons d’étudiants du premier cycle, d’adultes et de personnes âgées, ont montré que ces trois facteurs, bien qu’ils soient corrélés, sont assez indépendants (Albaret et al., 2004, Osman et al., 2002)
La première partie de l’étude visait à déterminer une structure plus complexe des facteurs de peur de la douleur en utilisant un jeu plus étendu de procédures médicales que celui offert par le FPQ. La deuxième partie avait le même objectif, mais associé à la peur de la douleur infligée par divers types de maladies ou d’accidents. 
Enfin, il s’agissait d’examiner la relation entre l’exposition à une situation d’intervention médicale spécifique et à situation pathologique spécifique, et la peur de la douleur associée à la situation. Les études conduites dans le cadre expérimental ont montré qu’une exposition imaginaire ou réelle à la douleur diminue généralement la peur de la douleur (Linton et al., 2002).
En se fondant sur des découvertes antérieures faites dans conditions naturelles (Albaret et al., 2004), les auteurs ont émis les hypothèses suivantes : 1/ concernant la peur de la douleur associée aux procédures médicales, l’exposition à la douleur devrait globalement aboutir à une diminution importante de la peur de la douleur dans tous les cas où un nombre suffisant de personnes ont été exposées ; 2/ concernant la peur de la douleur associée à la maladie, l’exposition à la douleur devrait aussi provoquer une diminution de la peur de la douleur, mais à un degré plus restreint. Cela est dû au fait que la douleur liée aux procédures médicales est généralement modérée et que la peur est peut-être plus celle de la procédure que celle de la douleur elle-même. Par comparaison, la peur liée à la maladie peut être intense (par ex. des coliques néphrétiques). Comme elle n’est associée à aucune procédure externe, cette peur-là ne peut pas facilement décroître par suite d’une première exposition.
Méthode
Participants : L’âge moyen des participants était de 48,65 ans. Sur les 573 participants, 193 avaient un niveau d’études primaires, 177 un niveau secondaire, et 203 étaient dotés d’un diplôme universitaire. L’échantillon se répartissait en 4 groupes d’âge : 133 jeunes adultes (de 26 à 30 ans - 74 femmes et 59 hommes), 162 adultes (de 31 à 45 ans - 93 femmes et 69 hommes), 152 participants d’âge moyen (de 45 à 65 ans - 103 femmes et 49 hommes) et 126 personnes âgées (de 66 à 94 ans, 81 femmes et 45 hommes).
Matériel : Outre le FPQ adapté, un questionnaire « Exposition à des situations douloureuses »a été créé, contenant les mêmes items que le FPQ augmenté d’autres items. La différence avec les deux questionnaires du FPQ était qu’on demandait aux participants d’entourer toutes les situations douloureuses qu’ils avaient vécues dans le passé. La réponse était de type oui/non (variable binaire).
Résultats
Peur de la douleur associée aux interventions médicales 
Une analyse factorielle exploratoire a été faite sur l’ensemble des items à deux exceptions près, et sur la 1ère moitié de l’échantillon. Une solution à 4 facteurs a été sélectionnée et soumise à une rotation VARIMAX.
Le premier facteur comportait 13 items (16 % de la variance) et se nommait Gestes invasifs. Les items chargés étaient notamment : Endoscopie, Chimiothérapie. Le deuxième comportait 5 items (15 % de la variance) et se nommait Injections. Les items chargés étaient par exemple : Prise de sang à l’aide d’une seringue hypodermique, Injection dans le dos avec une seringue hypodermique. Le troisième comportait 5 items (14 % de la variance) et se nommait Examens et soins. Les items chargés étaient par exemple Désinfection d’une plaie à l’alcool. Le quatrième comportait 4 items (12 % de la variance) et se nommait Soins dentaires. Les items chargés étaient Extraction d’une dent, Injection dans la bouche, par exemple. 
Après une analyse factorielle de confirmation, une série de 4 scores a été calculé en faisant la moyenne des scores des 4 items correspondants. Les scores moyens allaient de 1,59 (Examens et soins) à 2,01 (Injections), à 3,87 (Soins dentaires) et 5,71 (Gestes invasifs).
Concernant les effets de l’âge et du sexe sur les scores, il a été constaté que la peur des gestes invasifs augmentait avec l’âge. 
Une analyse de covariance a été effectuée avec le niveau de scolarité comme variable indépendante et l’âge et le sexe comme covariable. Plus les participants étaient éduqués, moins ils craignaient les gestes invasifs.
Peur de la douleur associée à la maladie et aux accidents
Une analyse factorielle exploratoire a été faite sur l’ensemble des items, à une exception près, et sur les données de la première moitié de l’échantillon. Une solution à 8 facteurs a été sélectionnée et soumise à une rotation VARIMAX.
Le premier facteur comportait 11 items (11 % de la variance) et se nommait Affections mineures. Les items chargés étaient par exemple : Toux violente et Forte diarrhée. Le deuxième facteur comportait 4 items (7 % de la variance) et se nommait Cancer et maladies terminales. Les items chargés étaient notamment : Douleur liée au cancer des os. Le troisième facteur comportait 4 items (7 % de la variance) et se nommait Inflammations articulaires. Les items chargés étaient par exemple Crise d’ostéoarthrose et Arthrite. Le quatrième facteur comportait 7 items (9 % de la variance) et se nommait Infections et abcès. Les items chargés étaient par exemple Oreillons ou Panaris. Le cinquième facteur comportait 9 items (10 % de la variance) et se nommait Fractures. Les items chargés étaient notamment Se casser la jambe. Le sixième facteur comportait 5 items (7 % de la variance) et se nommait Lésions organiques. Les items chargés étaient notamment Péritonite et Gangrène du pied et de la jambe. Le septième facteur comportait 6 items (7 % de la variance) et se nommait Coliques. Les items chargés étaient par exemple Colique néphrétique. Le huitième facteur comportait 7 items (7 % de la variance) et se nommait Crampes. Les items chargés étaient notamment Crampes d’estomac.
Une analyse factorielle de confirmation a été effectuée sur les données de la deuxième moitié de l’échantillon. Une série de scores à 8 facteurs a été calculée en faisant la moyenne des scores des trois à six items correspondants. Les scores moyens allaient de 2,44 (Affections mineures) à 8,52 (Cancer et maladies terminales).
Les effets de l’âge et du sexe sur les scores à 8 facteurs ont été comme suit : peur de la douleur associée aux affections mineures (F = 22,43, p < 0,001), la peur associée à l’inflammation articulaire (F = 5,57, p < 0,001), celle liée aux fractures (surtout dans le groupe personnes âgées) (F = 13,29, p < 0,001 , la peur associée aux coliques (F ) 27,05, p < 0,001) et celle liée aux crampes (F = 18,51 p < 0,001). 
Une série de 8 analyses de covariance a aussi été effectuée, le niveau de scolarisation étant le variable indépendante, l’âge et le sexe étant la covariable. Plus les patients avaient un niveau de scolarisation élevé, moins ils craignaient la douleur associée aux affections mineures.
Effets sur la peur de la douleur d’une première exposition 
Les scores des participants qui avaient déclaré avoir vécu la situation douloureuse concernée et ceux qui ne l’avaient jamais vécue ont été comparés. Une série d’analyses de covariance a été menée.
Concernant les 29 items Peur des interventions médicales, dans 27 cas, au moins 5 % des participants avaient déjà ressenti la douleur associée à l’item. Dans 23 de ces 27 cas, le score des participants qui avaient une première expérience de la douleur était inférieur à celui de ceux qui ne l’avaient jamais ressentie. Dans 14 de ces 23 cas (61 %), le score était significatif (p = 0,01). 
Concernant les 55 items Peur des maladies, dans 45 cas, au moins 5 % des participants avaient déjà ressenti la douleur associée à l’item. Dans 31 de ces 45 cas, le score des participants qui avaient déjà ressenti la douleur était inférieur à celui de ceux qui ne l’avaient jamais ressentie. Dans 5 de ces 31 cas, la différence était significative (p = 0,01). Dans l’un des cas (colique néphrétiques), le score était significativement plus élevé.
Conclusion
Cette étude a permis de montrer qu’il est possible d’attester des facteurs de peur de la douleur plus spécifiques que ceux qui avaient été présentés dans les études précédentes utilisant le FPQ, surtout dans le domaine des maladies et des accidents. Certains de ces facteurs spécifiques étaient très liés, mais les analyses structurelles ont montré que c’étaient des entités séparables. L’utilisation du FPQ peut donc être complétée par l’emploi de sous-échelles spécifiques de mesure de la peur de la douleur, par exemple, ici, une sous-échelle relative aux gestes invasifs. 
Les personnes plus âgées avaient tendance à avoir plus peur de la douleur associée aux affections mineures, aux inflammations articulaires, aux fractures, aux coliques et aux crampes que les personnes plus jeunes. Une première exposition à la douleur avait pour conséquence une baisse nette de la peur de la douleur liée à la plupart des interventions médicales, particulièrement les Gestes invasifs et les piqûres
Traduction et Synthèse réalisées par Odile Perrin et Ricardo Carbajal - CNRD

Centre National de Ressources de lutte contre la Douleur
Unité Douleur, Hôpital d'enfants Armand Trousseau 
26, av du Dr Arnold Netter - 75012 Paris 
Tél : 01.44.73.54.21 - Fax : 01.44.73.54.22

Le Monde - Laisser partir Vincent est ma dernière preuve d'amour


"Laisser partir Vincent est ma dernière preuve d'amour"
LE MONDE | 29.05.2013 à 05h27 • Mis à jour le 29.05.2013 à 11h36
Propos recueillis par François Béguin  et Laetitia Clavreul



Elle avait jusqu'à présent gardé le silence. L'épouse de Vincent Lambert a choisi de s'exprimer. Son mari, 37 ans, est dans un état "pauci-relationnel", un état végétatif chronique, depuis un accident de la route, en 2008.
Dans le cadre d'une procédure collégiale prévue par la loi Leonetti, l'équipe médicale du CHU de Reims, où il est hospitalisé, a décidé le 10 avril l'arrêt de son alimentation et la limitation de son hydratation (son seul traitement). Elle avait constaté des comportements d'opposition lors des soins, faisant suspecter un refus de vivre. Hostiles à cette décision, ses parents et deux de ses frères et sœurs ont saisi le tribunal administratif, qui a ordonné, le 11 mai, la reprise de l'alimentation et de l'hydratation normales, au motif que ceux-ci n'avaient pas été consultés.
L'arrêt du traitement, Mme Lambert (qui ne souhaite pas voir son prénom apparaître) l'avait accepté "pour Vincent". Les traits tirés, la jeune femme de 32 ans raconte avec dignité son "cheminement" et la "violence" de la situation.
Qu'avez-vous ressenti en apprenant la reprise du traitement de votre mari?
Mme Lambert C'était d'une violence inouïe. Le matin même, et depuis un mois, il n'était plus alimenté, et d'un coup il l'était de nouveau. C'était inouï, au regard du long cheminement psychologique autour de sa fin de vie que nous avions parcouru, et des souhaits qu'il avait exprimés antérieurement. Je n'avais jamais vu Vincent autant apaisé que pendant l'arrêt des soins.
J'ai appris la décision du tribunal en allant lui rendre visite, je ne m'y attendais pas. Je n'avais eu connaissance que la veille de la procédure lancée par mes beaux-parents. La dernière fois que l'on s'était vraiment parlé avec ma belle-mère, nous avions pourtant évoqué les funérailles de Vincent.
Quel est votre état d'esprit ?
La médiatisation m'est tombée dessus et ce n'était pas mon choix. Vincent et moi étions des gens assez discrets. J'ai été outrée que notre histoire soit mise sur la place publique, qu'on révèle l'existence de notre enfant et qu'une photo de Vincent sur son lit d'hôpital soit diffusée, notamment à la télévision. J'ai également été choquée d'entendre, ici ou là, des absurdités sur son état ou que c'est moi qui aurais obtenu cette décision du médecin. On a entendu un seul point de vue, celui de la mère qui veut sauver la vie de son fils. Mais quelle vie ? Au nom de quels principes?
Quelle est la situation médicale de votre mari ?
Il a été dans le coma après son accident et il n'a pas fait de véritable progrès depuis. Au niveau médical, nous sommes allés jusqu'au bout pour faire avancer son état cognitif. Il a été pris en charge en 2009 au centre d'éveil de Berck (Pas-de-Calais) pendant trois mois et demi. Aucun signe n'a été détecté. En 2011, il a été diagnostiqué en "état de conscience minimal plus" au centre de recherche sur le coma (Coma Science Group) de Liège, en Belgique, dans le service du professeur Laureys. On nous a laissé entendre qu'il n'y aurait pas d'évolution possible.
Quel a été votre cheminement ?
Le premier jour, vous subissez de plein fouet. Votre mari est dans le coma, sous sédation. Vous vous dites que ce n'est pas vrai, qu'il va s'en remettre. Vous venez d'avoir un bébé, alors, pour vous, il n'y a pas d'autre option, il va revenir à la maison. Et puis, quand la sédation a été levée, j'ai vu qu'il enroulait ses bras. Etant infirmière, j'ai tout de suite compris que c'était un signe de souffrance neurologique, et donc que c'était bien plus grave que ce que je croyais.
Je ne connaissais pas la loi Leonetti sur la fin de vie. Je me suis dit qu'il n'y aurait désormais pour Vincent plus rien d'autre que de la souffrance, pendant des années, jusqu'à ce qu'il s'éteigne pour une raison ou pour une autre. Je savais que c'était une vie dont il n'aurait pas voulu. Nous sommes tous les deux infirmiers, nous en avions parlé.
En tant qu'épouse de Vincent, en tant que mère de son enfant, est-il possible de donner son accord aux médecins ?
Je n'ai pas donné un accord, j'ai accepté la décision médicale après avoir témoigné auprès des médecins de ce que je connaissais de Vincent. Je l'ai acceptée parce que j'ai compris qu'il n'y aurait pas de retour de Vincent à la conscience. Sa souffrance est reconnue par tout le corps médical et par un professeur d'éthique. C'est aussi une souffrance pour moi de le voir partir. Mais comparée à ce qu'il peut endurer, ça ne peut pas être mis dans la balance. Le laisser partir est la dernière preuve d'amour que je pouvais lui apporter.
Approuvez-vous le fait que la décision revienne aux médecins, et pas à la famille ?
Dans ce genre de situation, c'est important. C'est une sécurité d'un point de vue psychologique de ne pas avoir à porter le poids d'une telle décision. La culpabilité qui pourrait en découler est bien trop importante. C'est aussi une sécurité quand il y a désaccord au sein de la famille et que cela devient une affaire récupérée à des fins idéologiques.
C'est-à-dire ?
Avant même la décision du tribunal, il y a eu des articles sur des sites Internet, d'abord Riposte catholique . Même avec l'utilisation d'un pseudonyme, notre histoire était reconnaissable. J'ai reçu un courrier d'un membre de la Fraternité Saint-Pie-X, dont les parents de Vincent sont proches, qui me disait que je cautionnais "un processus de mort" et qui me demandait de "laisser vivre" mon mari.
On peut dire, pudiquement, que Vincent a souffert physiquement et moralement de cette Fraternité. Il l'avait reniée. C'est donc d'autant plus nauséabond que son histoire soit aujourd'hui récupérée par ces gens. Mon époux n'avait pas les mêmes opinions que ses parents, notamment sur la question de la fin de vie.
Estimez-vous que votre avis doit davantage compter que le leur ?
Je considère que, en tant qu'épouse, j'ai une véritable légitimité. Que le tribunal ait pris une décision sans m'entendre, du fait de la procédure engagée, cela m'a choquée, car seule une partie s'est exprimée. J'ai été évincée comme si je ne faisais pas partie de la famille de mon mari. Or nous sommes mariés, nous avons un enfant. Je représente sa première famille, celle qu'il a créée, celle qu'il a choisie.
J'ai accompagné Vincent chaque jour pendant quatre ans et demi. J'étais là quand il refusait les soins. On ressent une grande souffrance dans ces moments-là. Ses parents, eux, venaient le voir trois ou quatre fois par an. Quand on n'a pas la réalité en face, on peut peut-être davantage fantasmer sur un devenir qui n'est pas.
Vous avez dû témoigner au commissariat, à la suite d'un signalement au procureur pour interrompre l'arrêt des traitements. Comment l'avez-vous vécu ?
Les parents de Vincent n'ont peut-être pas mesuré la violence des termes et des actes qu'ils utilisaient. Une telle convocation, alors que vous accompagnez votre mari dans sa fin de vie dans l'amour et le respect, que vous êtes abattue, c'est très violent.
Comment voyez-vous la suite ?
J'aimerais que Vincent soit entendu et respecté dans ce qu'il était avant. Je continue de penser que cette décision d'arrêt des traitements est la bonne. Six de ses huit frères et soeurs partagent cette position. Et à ceux qui voudraient croire ou qui insinueraient, comme je l'ai lu, que j'ai intérêt à ce que mon mari parte, je voudrais dire que, malgré son handicap, il est toujours resté mon mari, et que la douleur de le perdre sera toujours aussi grande. Je ne le laisse pas partir pour moi, je le laisse partir pour lui.

Cancer Info

Cancero.net

Friday, May 24, 2013

The Costs & Benefits of Radial Catheterization


The Costs & Benefits of Radial Catheterization | Feature
May 15, 2013

        

When compared with the femoral technique, widespread adoption of radial catheterization could result in substantial savings for the healthcare system.
Most patients in the United States undergo femoral artery access for cardiac catheterization procedures despite research demonstrating that radial access can reduce vascular complications and increase patients’ ability to become mobile more quickly after their procedure. It has been speculated that lower adoption of radial artery access could be the result of concerns about increases in procedure time, radiation exposure, and access failure for patients who undergo this procedure.
Support for Radial Access for Cardiac Catheterization
In Circulation: Cardiovascular Quality and Outcomes, my colleagues and I published a cost-benefit analysis of cardiac catheterization approaches based on results from a systematic review of published randomized controlled trials (RCTs). The analysis combined find­ings from 14 published RCTs, comparing outcomes from coronary angiograms and stenting procedures that were performed via the radial artery versus the femoral artery. These combined findings were inserted into a cost-benefit simulation model that estimated the average cost of care for patients receiving these procedures. The model took into account procedure and hemostasis time, the costs of repeating cath­eterization at alternate sites if a first catheterization failed, and inpatient hospital costs associated with complications from the procedure.

We found that radial catheterization significantly lowered the risk for major complications (odds ratio [OR], 0.32), major bleeding (OR, 0.39), and hematoma (OR, 0.36), when compared with femoral catheterization. Regarding procedure time, the radial approach took only 1.4 minutes longer than the femoral approach and reduced hemostasis time by approximately 13.0 minutes, on average. Radial cath­eterization increased the potential for catheterization failure (OR, 4.92), but there were no differences in procedure success rates or major adverse cardiovas­cular events.
Potential Cost Savings of a Radial Approach
Using base-case estimates from meta-analysis results, the radial approach cost $275 less per patient from the hospital perspective than the femoral approach. Radial catheterization was favored over femoral cathe­terization under all conditions tested in the stochastic simulation model of per-case costs. In fact, none of the changes to cost variables brought the net cost savings to a point that would favor femoral catheterization.
Although the radial technique would be associated with a longer learning curve for many cardiologists when compared with the femoral technique, wide­spread adoption of radial catheterization could result in substantial savings for the healthcare system, consid­ering the vast number of these procedures performed annually. The savings from lowering vascular compli­cations appear to outweigh the increased costs of longer procedure times and access failure. Importantly, continued efforts are needed to determine the ideal candidates for radial catheterizations. Identifying such candidates prior to radial catheterization may further reduce failure rates in these procedures.
Additional Resources:
Mitchell MD, Hong JA, Lee BY, et al. Systematic review and cost-benefit analysis of radial artery access for coronary angiography and intervention. Circ Cardiovasc Qual Outcomes. 2012;5:454-462. Available at: http://circoutcomes.ahajournals.org/content/5/4/454.abstract.
Roussanov O, Wilson SJ, Henley K, et al. Cost-effectiveness of the radial versus femoral artery approach to diagnostic cardiac catheterization. J Invasive Cardiol. 2007;19:349-353.
Kiemeneij F. Cost-effectiveness of transradial coronary access. J Invasive Cardiol. 2007;19:354.
Caputo RP. Transradial arterial access: economic considerations. J Invasive Cardiol. 2009;21(Suppl A):18A-20A.
Elgharib NZ, Shah UH, Coppola JT. Transradial cardiac catheterization and percutaneous coronary intervention: a review. Coron Artery Dis. 2009;20:487-493.

Assessing the Estimation of Blood Loss


Assessing the Estimation of Blood Loss 
May 14, 2013





In a study examining the accuracy of ED physicians estimating blood loss, estimates were more than 100% off from the actual amounts on average.
In EDs throughout the United States, emergency physicians commonly estimate blood loss as part of ongoing evaluation of patients or during procedures. In many scenarios, there may not be other useful indicators of significant blood loss. For example, hematocrit levels are often a poor indicator of acute blood loss. Furthermore, vital signs can remain normal despite large losses, and patients’ own estimates are often not trusted.
Accurate blood loss estimates are obviously important if this information is used during the clinical decision-making process. They also help physicians create a complete picture of the severity of the problems patients are experiencing. Unfortunately, previous studies have demonstrated that trauma surgeons, nurses, paramedics, obstetricians, and general surgeons often have difficulties with estimating blood loss accurately.

Examining New Data
In the Western Journal of Emergency Medicine, a study examined the accuracy of ED physicians in estimating blood loss on different surfaces. In it, 56 ED physicians—consisting of 30 attending physicians and 26 residents—were asked to estimate the amount of moulage blood that was present in four scenarios:
1)     500 mL spilled onto an ED cot.
2)     25 mL spilled onto a 10-pack of 4×4-inch gauze.
3)     100 mL on a T-shirt.
4)     150 mL in a commode filled with water.
 In the study, only 8% of blood loss estimates fell within 20% of the true value. On average, estimates were more than 100% off from the actual amounts. Estimates were most accurate for the cot scenario and least accurate for the commode scenario. Residents and attending physicians performed about the same in the scenarios assessed. Overall, the analysis adds evidence that ED physicians—like other specialists— do not appear to estimate blood loss well. Furthermore, clinical experience did not appear to improve estimation ability in the study.
Important Ramifications
Considering the potential impact on patients and decision making, these findings may be important to ED care. The types of situations assessed in the study were found to lead to both low precision and poor accuracy in estimating blood loss. Emergency physicians should be aware of the potential for inaccuracies in making and using these estimates in clinical care.
Future research should explore various interventions that may improve the ability to estimate blood loss during clinical decision making. More information on the value of adding these estimation skills to emergency medicine training is also warranted. Training programs to enhance the estimation skills of physicians should be tested, evaluated, and, if successful, incorporated into emergency medicine and advanced trauma care. Many factors can lead to poor estimation of blood loss, especially during early evaluations. The key is to interpret blood loss estimates with great caution.
Additional Resources:
Ashburn JC, Harrison T, Ham JJ, Strote J. Emergency physician estimation of blood loss. West J Emerg Med. 2012;13:376-379. Available at: http://escholarship.org/uc/item/92s1v6wn#page-1.
Strote J, Mayo M, Townes D. ED patient estimation of blood loss. Am J Emerg Med. 2009;27:709-711.
Frank M, Schmucker U, Stengel D, et al. Proper estimation of blood loss on scene of trauma: tool or tale? J Trauma. 2010;69:1191-1195.
Moscati R, Billittier AJ, Marshall B, et al. Blood loss estimation by out-of hospital emergency care providers. Prehosp Emerg Care. 1999;3:239-242.
Larsson C, Saltvedt S, Wiklund I, et al. Estimation of blood loss after cesarean section and vaginal delivery has low validity with a tendency to exaggeration. Acta Obstet Gynecol Scand. 2006;85:1448-1452.